Sensibilisation et prévention concernant l’hantavirus pour le personnel de cabine

L’hantavirus est une maladie rare mais potentiellement grave, transmise principalement par les rongeurs, en particulier les souris sylvestres. Selon le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et l’Agence de la Santé publique du Canada (ASPC), le risque global pour le grand public et les professionnels de l’aviation reste faible.

Les préoccupations internationales actuelles portent sur la souche du virus Andes, qui a fait l’objet de rares cas de transmission interhumaine en Amérique du Sud. À l’heure actuelle, tant le CDC que l’ASPC indiquent que le risque de transmission fortuite à bord des avions reste faible et qu’il n’existe aucune preuve d’une transmission aérienne généralisée similaire à celle du COVID-19.

Symptômes

Les premiers symptômes peuvent ressembler à ceux de la grippe et comprennent :

  • fièvre
  • fatigue
  • douleurs musculaires
  • maux de tête
  • nausées ou vomissements

Les cas graves peuvent entraîner des difficultés respiratoires et de graves complications pulmonaires. Consultez un médecin si des symptômes apparaissent après une exposition potentielle.

Mode de transmission

L’exposition peut se produire par contact avec :

  • l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs
  • de la poussière contaminée remise en suspension dans l’air
  • des surfaces contaminées suivies d’un contact avec le visage

Évitez de balayer ou de passer l’aspirateur sur des zones suspectées d’être contaminées par des rongeurs, car cela peut propager des particules dans l’air.

Risques liés à l’aviation

Le risque pour le personnel navigant demeure très faible. L’Hantavirus n’est pas considéré comme une menace de transmission aérienne courante dans le cadre normal des opérations en cabine. Toutefois, si un passager est soupçonné d’être atteint du virus ou présente des symptômes, suivez les procédures opérationnelles standard (SOP) relatives aux cas suspects de maladies contagieuses à bord (FAM 3.16.1).

Se protéger

Les membres d’équipage peuvent réduire les risques en :

  • se lavant les mains régulièrement
  • évitant de se toucher le visage pendant le service
  • portant des gants lors de la manipulation des déchets ou potentiel contaminant
  • désinfectant régulièrement la cuisine et les surfaces fréquemment touchées
  • signalant rapidement tout signe d’animaux nuisibles ou de contamination

Maintenir des conditions de travail hygiéniques

De bonnes pratiques d’hygiène aident à prévenir l’attraction des animaux nuisibles et la contamination :

  • éviter de surcharger les chariots à déchets et fermer hermétiquement les sacs poubelles avant leur retrait de l’appareil
  • disposer rapidement les déchets alimentaires
  • maintenir la cuisine et les zones de stockage propres et sèches
  • nettoyer immédiatement les déversements et les restes de nourriture
  • signaler rapidement les déversements ou la contamination présentant un risque biologique

Considérations relatives à la santé mentale

Les membres d’équipage doivent être conscients des considérations relatives à la santé mentale. L’inquiétude du public et la couverture médiatique peuvent accroître l’anxiété parmi l’équipage et les passagers. Il est rappelé aux équipages que les évaluations actuelles de la santé publique indiquent un risque FAIBLE pour la population canadienne en général et que les procédures existantes de contrôle des infections dans l’aviation restent efficaces.

Des kits d’EPI sont à la disposition du personnel de cabine, et peuvent être utilisés à votre discrétion.  Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez contacter votre superviseur et les membres de votre comité Santé et Sécurité. N’oubliez pas de remplir les rapports de sécurité si vous détectez un danger, ainsi que les formulaires de déclaration d’accident si vous tombez malade pendant votre service. Le programme d’aide aux employés (PAE) est également disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Mythes VS réalités

Mythe : L’Hantavirus se transmet facilement d’une personne à l’autre.

Réalité : La transmission interhumaine est extrêmement rare et principalement associée à la souche Andes en Amérique du Sud.

Mythe : Seuls les travailleurs travaillant à l’extérieur sont exposés au risque.

Réalité : L’exposition peut se produire partout où il y a une contamination par des rongeurs, y compris sur les lieux de travail et dans les zones de stockage.

Mythe : Les excréments secs de rongeurs sont inoffensifs.

Réalité : Le fait de remuer des excréments séchés peut libérer des particules contaminées dans l’air.

En toute solidarité,

Votre Comité Santé et Sécurité